Présentation Grézieu le Marché En France il n’existe que trois « grézieu », tous situé sur une même ligne : Grézieu-la-Varenne, Grézieu-le-Marché et Grézieux-le-Fromental. « Grézieu » vient sans doute de grex, gregis qui signifie « pâturage de troupeaux ». Le nom de « marché » ajouté à celui de Grézieu prouverait que le village fut un lieu d’échange et de commerce ; ceci s’explique par sa position sur les limites du Lyonnais et du Forez. Un document tend à prouver qu’un marché existait déjà au XIième siècle. Selon une tradition, à la suite d’une peste terrible, le marché fut transporté à Saint-Symphorien-sur-Coise. Une autre interprétation voudrait que ce soit là une déformation de « la Marche » ; Grézieu devenant, après le traité de 1173, une frontière aux marches du Lyonnais entre les Comtes du Forez et les Comtes de Lyon. Située sur la ligne de partage des eaux, la commune est limitée au Sud par la vallée de la Gimond (sur la rivière se trouve le Barrage de la Gimond, en amont de Grézieu) et au Nord par celle, plus importante, de la Brévenne.
HISTOIRE En 1173, Grézieu est cédé par les Comtes du Forez aux Archevêques de Lyon. En 1363, Pierre de Mitte, Seigneur de Chevrières, en fait l’acquisition. Quelques 100 ans plus tard, les Mitte viennent habiter le château de Grézieu à la suite du saccage de leur château de Chevrières par les soldats du Duc de Bourbon. En 1496, Jean III Mitte y reçoit le roi Charles VIII et toute sa cour. Vers le milieu du XVIIIième siècle, la seigneurie est achetée par Jean de Gagnères, lieutenant général des Armées du Roi (Louis XIV) ; il fait ériger sa terre en baronnie puis en comté sous le nom de Grézieu-Souvigny. Les maisons sont groupées autour de l’église et des restes d’un château féodal du Xième siècle. De ce dernier, il ne reste aujourd’hui qu’une masse d’anciens bâtiments flanqués de tours ruinées. Quant à l’église, bâtie entre 1881 et 1887 sous la direction de l’architecte Sainte-Marie Perrin (ancien élève de l’illustre Bossan à qui l’on doit la Basilique de Fourvière à Lyon), elle est considérée comme l’un des plus beaux spécimens d’architecture religieuse des Monts du Lyonnais. Elle a été entièrement rénovée en 1999.
PATRIMOINE L’église Elle est dédiée à saint Barthélemy. Sa construction débute en 1881. En effet, l’ancienne église, construite en 1824-1825 tout près de l’emplacement de l’ancienne chapelle ogivale du château (perpendiculairement à l’église actuelle), était l’objet de nombreuses critiques et a donc eu une existence fort brève. La construction de l’église actuelle n’a pu se faire qu’en deux temps ; empiétant sur l’ancienne de plusieurs mètres et les offices religieux devant se dérouler même pendant les travaux, un galandage provisoire, en briques, est construit au niveau des premiers piliers intérieurs de la nouvelle église permettant son ouverture au culte tandis que l’ancienne est démolie (à l’exception de son clocher qui demeura jusqu’en 1913) et qu’un porche est construit à sa place (on voit nettement à l’extérieur une différence de couleur de pierres, qui proviennent de carrières différentes). Le 24 août 1887, l’église est achevée et bénie. L’église est construite dans le style romano-byzantin très en vogue à l’époque. Le porche monumental qui précède l’édifice est d’un effet saisissant avec ses deux grandes colonnes et ses taureaux ailés assyriens. On peut être surpris par la variété d’origines des pierres qui composent cette église : pierre de Volvic, de Villebois, de Tournus, marbre blanc d’Italie, de Tarascon, d’Arles… Le bénitier du côté droit (de 1663) et les tables de communion en fer forgé des chapelles latérales sont classés monument historique. Devant l’église, sur la place, trône un tilleul de Sully, symbole de la paix retrouvé sous Henri IV. La croix la plus ancienne du village daterait de 1660 et se situe sur cette même place. Autres Il y avait autrefois à Grézieu deux moulins : l’un très important au Moulin-Berry et l’autre au Simonet (barrage de la Gimond). Ils ont disparu tous les deux lorsque la commune de Chazelles-sur-Lyon a décidé d’alimenter en eau ses habitants et industrie à partir de la Gimond. Un lavoir se trouve en contrebas du village sur la route de Pomeys. Payé par la commune de Chazelles, il résulte d’un accord (difficile) entre les communes de Grézieu et Chazelles à propos de la construction du Barrage de la Gimond, en 1923, et est alimenté par la colonne à niveau constant servant alors à l’approvisionnement en eau de Chazelles. La municipalité a décidé de la clôture et de la couverture du lavoir le 10 septembre 1922. Dans le bourg, sur la route de Pomeys, la Madone a été construite après la deuxième guerre mondiale, à la suite d’un voeu fait par les prisonniers. En traversant la grande rue de Grézieu, il faut remarquer quelques maisons dont les fenêtres, portes et portails sont encadrés de briques rouges. Ce détail évoque la proximité de Grézieu avec les bourgs de Meys et Sainte-Foy-l’Argentière où l’argile était exploité pour la fabrication de tuiles mais aussi de briques. L’actuelle mairie se trouve dans une ancienne maison religieuse des sœurs Saint Joseph de Lyon. Celles-ci l’ont habités jusqu’en 1992. L’ancienne mairie, sur la route de Chazelles-sur-Lyon, est aujourd’hui consacrée à la vie associative ; à côté d’elle l’ancienne école publique a été transformée en salle.
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